Mal au dos? Un coût énorme pour tous! Pourquoi ne pas être plus proactif!

dossier220512_0Le mal de dos est une problématique très répandue. En 2006, on parlait de 45000 travailleurs Québécois touchés par année. Ceci représentait une facture de 2,32 milliards par année en coût direct (soins, examens) et un coût indirect de 9,28 milliards (remplacement, perte de productivité) selon l’agence de santé et des  services sociaux du Québec. Ces chiffres se maintiennent d’année en année, et ce,  sans aucune amélioration notable.

Mais que fait-on au juste, de nos jours, pour mieux s’en sortir? Certes, les tâches ont été analysées et des mesures ergonomiques ont été prises. On sait que le travail hautement répétitif, le manque de repos des muscles sollicités, des charges trop lourdes, un mauvais positionnement, etc. sont des facteurs qui peuvent causer des blessures. Mais peut-on faire plus? Je pense que oui.

Et si on s’assurait que tous ces travailleurs qui se blessent aient une mobilité articulaire optimale. On sait maintenant que le manque de mouvement amène un phénomène de «désafférentation[1]». C’est à dire que le corps perçoit moins bien la difficulté de la tâche à exécuter. Il fait donc des erreurs. Il génère moins de force quand il faut en générer plus et plus de vitesse quand il faut en générer moins. Il ne possède pas un bon équilibre et par conséquent, ne peut forcer avec autant de solidité.

Sachant que le manque de mobilité articulaire nuit à la santé du système nerveux et compromet la capacité de l’individu à s’adapter à son environnement, il serait tout indiquer d’avoir un chiropraticien sur place en milieu de travail pour s’assurer que tous les travailleurs soient au maximum de leur forme. La productivité de l’entreprise serait augmenter tandis que le présentéisme et l’absentéisme seraient diminués. Tout le monde serait plus heureux et plus motivés.

Dans un contexte de pénurie de médecin, pouvoir compter sur un chiropraticien attaché à l’entreprise qui a la capacité de diagnostiquer les blessures neuro musculosqueletique serait un gain énorme en temps pour l’entreprise et pour l’employé. Cela permettrait également de prévenir l’aggravation des blessures et la chronicité de ceux-ci.

Qu’attendons nous alors pour agir et sauvez des sous?

Dr Denis Lachance, chiropraticien

Président Réseau Force-Santé Soins interprofessionnels

www.chirosaction.com

www.reseauforcesante.com

Référence:

[1] G. TURRIGIANO, Gina. «ScienceDirect», Homeostatic plasticity in neuronal networks : the more things change, the more they stay the same, [En  ligne], [http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166223698013411], 2015.

 

Institut National de santé publique. «Tms sous surveillance», [En ligne] [https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1156_TMS1998-2007SousSurveillance.pdf], 2015.

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