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Sécurité estivale : Se méfier du chaud et du froid!

Ski de fond, natation, course à pied, patinage de vitesse, biathlon. De nombreux sports à pratiquer durant toutes nos saisons québécoises! Dans l’activité physique, il y a toujours certaines précautions à prendre et ceci est d’autant plus vrai durant nos périodes chaudes de l’été ou encore en temps froids lors de nos fameux hivers.

Débutons au chaud!

On le sait et on ne cesse de le répéter, l’été on se doit de s’hydrater correctement. Les risques de déshydratation sont présents en tout temps, que ce soit lors d’une activité familiale ou encore en pratiquant son sport favori. La déshydratation survient lorsque l’approvisionnement en eau est insuffisant pour combler les besoins du corps. En général, la déshydratation n’est pas trop problématique cependant, elle peut le devenir puisque l’eau est essentielle au maintien de l’organisme.

Par contre, il est important de ne pas se « sur-hydrater » car oui, c’est possible de boire trop d’eau! L’hyponatrémie survient lorsque les quantités d’eau présentes dans le corps sont supérieures aux quantités de sel existantes ce qui fait chuter le niveau de sodium dans le sang et peut devenir dangereux.

Sinon, la problématique avec la déshydratation est qu’elle augmente les risques de tomber dans plusieurs troubles liés à la chaleur. Les principaux sont les crampes de chaleur qui se décrivent par une perte d’une grande quantité de liquide (eau) et de sodium (sel) par la sudation ou l’urine. Les crampes sont accompagnées de fatigue intense, de vertiges voire même de pertes de connaissances.

L’épuisement par la chaleur est lui aussi provoqué par une perte excessive d’eau et de sel à la suite d’une exposition prolongée à une chaleur accablante. Les gens croient souvent à tord qu’ils font des coups de chaleurs alors qu’en réalité, il s’agit d’un épuisement, qui heureusement est beaucoup moins grave. Par contre, si l’épuisement de chaleur n’est pas « traité » celui-ci peut devenir un coup de chaleur. Le coup de chaleur survient lorsqu’une personne génère plus de chaleur qu’elle n’en évacue. Cet incident nécessite des services médicaux immédiat puisqu’il peut provoquer des dommages aux organes ou encore mener au décès.

Donc, retenez qu’il faut boire de façon appropriée, c’est-à-dire : à votre soif, ni plus ni moins! Puis, il peut être pertinent de trainer avec soi un petit jus (clair) pour augmenter le taux de sodium dans le sang, en cas de besoin. Évidemment, cessez toute activité si l’une des situations précédentes survenaient.

Passons du chaud vers le froid…

Il peut être surprenant d’apprendre que certaines maladies peuvent se développer en raison de nos activités hivernales. Effectivement, les athlètes d’âges murs pratiquant des sports d’endurances d’hiver tels que le ski de fond ou le biathlon, sont susceptibles d’être atteint d’asthme induit à l’effort (AIE) ou encore de bronchospasme induit à l’effort (BIE). *Nous parlerons que du BIE puisque 90% des gens atteints d’AIE font du BIE.

Le BIE se décrit comme étant la facilité avec laquelle les voies respiratoires se contractent ou rétrécissent en réponse à des stimuli comme l’exercice physique, les infections virales, les odeurs ainsi que Capture d’écran 2015-03-06 à 14.30.43l’air froid ou sec (humidité basse). Ainsi, le BIE est une augmentation temporaire de la résistance des voies respiratoires après quelques minutes d’exercices vigoureux et apparait habituellement après avoir arrêté́ l’exercice. Notons que d’autres sports peuvent induire à ces maladies pour diverses raisons. Parmi celles-ci se trouvent la natation, en raison du composé chimique à base de chlore qu’il y a dans certaines piscines, ou encore les sports de glace (patinage artistique/de vitesse, hockey) à cause de l’oxyde d’azote provenant des machines de fabrication de glace.

Finalement, sachez que l’été apporte avec lui divers facteurs environnementaux pouvant aggraver l’AIE et le BIE. En effet, c’est à cette période que les contrecoups du pollen, de la moisissure, du smog, et des polluants atmosphériques tels que le monoxyde de carbone, l’ozone et le dioxyde de soufre se font davantage ressentir. On explique les conséquences des polluants atmosphériques ainsi :

« Dans les cités, lorsque la couche atmosphérique stagne au-dessus d’une ville, ou lors d’une inversion de la température, certains de ces polluants atteignent des concentrations (élevées) qui peuvent influencer les performances athlétiques. »

Notons par exemple l’irritation des voies respiratoires et des bronches, l’essoufflement, des nausées, toussotements, etc.

En conclusion, il nous est difficile de contrôler les agents environnementaux (pollution). Par contre, nous pouvons diminuer les risques et les effets de ces maladies. Notamment, en s’exerçant à l’intérieur ou encore en recouvrant son visage d’un foulard afin de réchauffer et d’humidifier l’air respiré. De plus, évitez de respirer par la bouche, utilisez votre nez ! Encore une fois, un échauffement long et progressif ainsi qu’un retour au calme adéquat pourra induire un BIE moins sévère! Vous pouvez maintenant faire du sport à toutes périodes de l’année et ce, en sécurité!

Éliane Roy, étudiante en Kinésiologie

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